Playoffs Pro A : EO45 un freshman à la hauteur

Publié le par Olivier

Au terme d'une finale à sens unique à partir du deuxième quart-temps et placée sous le sceau de la défense à outrance, l'ASVEL a décroché son 17e titre de champion aux dépens d'Orléans (55-41).

A l'issue d'une saison qui aura vu Pau-Orthez descendre en Pro B et Limoges rater ce samedi même son retour dans l'élite face à Poitiers, l'ASVEL aura réussi à redonner du baume au cœur aux nostalgiques d'un certain âge d'or du basket français en glanant à Bercy son 17e titre de champion de France, le premier depuis 2002. Et tant pis si pour cela, les Laurent Foirest et autre Aymeric Jeanneau auront dû mettre un terme au beau conte de fées orléanais.

Orléans avait pourtant bien débuté…
L'entame de match, elle, était à 100% conforme à ce qu'il était permis d'attendre de cette finale. A savoir un duel défensif d'une féroce intensité, où chaque panier valait de l'or, où la notion même de tir facile s'apparentait à une chimère. A ce petit jeu-là, loin d'être paralysé par la pression d'une première finale, Orléans prenait les devants et scotchait les Villeurbannais à deux petits points au bout de 6 minutes de jeu. Avec comme symbole ce contre de mammouth de Ryvon Coville sur le malheureux J.R. Reynolds, coupable de s'être aventuré dans la raquette. Et pour électriser la foule, l'Entente pouvait compter sur Anthony Dobbins, auteur d'une claquette-dunk de toute beauté. Conséquence, les hommes de Philippe Hervé s'installaient résolument en tête (8-2, 6e). Mais l'ASVEL ne sombrait pas et Foirest, en joueur d'expérience, relançait son équipe par un tir à trois points, ouvrant du coup les parapluies avec dans la foulée des réussites de Cedrick Banks et Benjamin Dewar dans le même exercice (14-11, 9e). Si bien qu'à l'issue de ce premier quart-temps, Villeurbanne limitait la casse (17-13), grâce notamment aux ratés orléanais sur la ligne des lancer-francs avec un improbable air-ball de Terence Dials. Et l'Entente allait s'en mordre les doigts…

Un 21-1 aux allures de KO
En effet, si Aldo Curti ouvrait le deuxième acte par un nouveau tir primé (20-13, 11e), la suite virait au cauchemar. Car l'ASVEL, comme elle l'avait si bien fait lors de la belle en demi-finale contre Nancy, imposait neuf minutes d'apnée à Orléans, qui devait se contenter d'un simple et unique lancer-franc de Dials lors de ce laps de temps. Une vraie muraille infranchissable, agrémentée qui plus est d'une intéressante réussite au tir, où se succédaient Eric Campbell (7 points en deux minutes), Nebojsa Bogavac (double réussite à trois points) et, pour finir, un Amara Sy royal en lieu et place d'un Chevon Troutman forfait. Le tout donnait un invraisemblable 21-1 en neuf minutes pour l'ASVEL, qui rejoignait les vestiaires confortablement en tête (21-34). Orléans pouvait-il se remettre d'un tel coup de massue ? Pour y parvenir, l'Entente se réfugiait derrière sa défense, qui faisait chuter la belle réussite villeurbannaise. En particulier en plein cœur de ce troisième quart-temps, où les Orléanais, sans forcément trouver une belle fluidité en attaque, infligeaient un 10-2 à leurs adversaires, soudainement dans le rouge (33-40, 27e). Sauf que comme à la fin du premier quart, Orléans péchait sur la ligne de réparation, où Dials et Banks combinaient un piteux 0 sur 4 en soixante secondes.

Sans réussite aux lancer-francs, point de salut
De quoi redonner des couleurs à l'ASVEL, qui trouvait en Sy le scoreur providentiel pour achever cette période sur un 8-0 (33-48). Soit un nouveau coup de massue terrible sur la tête des Orléanais, dont les huit minutes d'effort défensif venaient d'être ruinées par une incurie aux lancer-francs (5/16 à ce moment de la rencontre). Dès lors, il n'y avait plus guère de suspense dans une enceinte de Bercy à moitié éteinte par la démonstration de force villeurbannaise. Symbole de celle-ci, lorsque Banks réussissait à enquiller un tir primé, Dewar ripostait dans la foulée pour maintenir l'écart au-dessus de la barre des 15 unités (37-55, 36e). De quoi vivre une fin de match tranquille pour Vincent Collet et ses hommes, qui s'imposaient au final avec 14 longueurs d'avance (55-41).



MERCI A TOUTE L'EQUIPE DE L'ENTENTE POUR CETTE BELLE SAISON

LE RENDEZ-VOUS EST DONNE POUR LA SAISON PROCHAINE

Publié dans basket

Commenter cet article